Ostéonews #1 – Février 2013

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Février 2013

 

Retrouvez nous sur www.osteoparis13.com

 

Pour retrouver l’article en format pdf : Newsletter Février 2013

 

PRATICIENS ET REDACTEURS :

 Eytan Beckmann : 

Ostéopathe exclusif et généraliste, clinicien à l’œuvre de secours aux Enfants (OSE) et au centre ostéopathique des Halles. Je conçois et pratique l’ostéopathie en accord avec les principes fondateurs proposés par le Dr. Andrew Taylor Still auxquels j’associe de multiples facettes de la médecine allopathique classique. Le stress sous ses diverses formes, la compréhension de son émergence, ses diverses expressions, son fonctionnement et ses répercutions sur la santé en général, constituent mon domaine de prédilection. Mon objectif, l’endiguer.

 

Jean-Jacques Vignaux : 

Ostéopathe exclusif, clinicien au centre ostéopathique des Halles. Je respecte les mêmes principes ostéopathiques de mes prédécesseurs et essaye le plus possible dans ma vision d’intégrer l’ostéopathie au corpus médical français. Je me concentre sur le tronc commun formé par la posturologie autours de laquelle des praticiens de toute spécialité gravitent. Je cherche, le plus précisément possible, de comprendre les habitudes et attitudes posturales des patients dans l’optique d’agir en prévention de manifestations douloureuses.

 

Mots communs : Nous sommes heureux de vous proposer cette première OSTEONEWSletter, issue de notre passion partagée. Nous la voulons abordable et intéressante pour le plus grand nombre, aussi bien patients potentiels que praticiens de santé. Dans cette newsletter de février 2013 nous aborderons le phénomène du toucher au travers d’un article de François Lalonde[1].

Le toucher, lien entre le soignant et le patient, devient une arme thérapeutique décisive à la fois dans le diagnostic palpatoire et dans le traitement. C’est un pont entre une médecine dite « douce » telle que l’ostéopathie et une médecine classique modernisée plus distante. 

 

LA MINUTE OSTEO 

« La différence ostéopathique »

« Les nouvelles technologies, qu’il s’agisse des smartphones, des tablettes ou des ordinateurs, occupent une part de plus en plus importante dans nos vies. Ces mêmes technologies sont appelées à redéfinir la façon dont praticiens et patients interagissent. Elles peuvent être utiles de multiples façons dans le système de soin ou de santé : elles peuvent aider à la prescription des médicaments et permettre de vérifier et compulser les données médicales collectées; elles peuvent également relier le praticien et le patient. Je crains pourtant que n’arrive le jour où le praticien effectuera l’examen complet d’un patient totalement en ligne. Avec la fin du contact physique, je suis convaincu que la relation patient-praticien prendra fin elle aussi.

Les ostéopathes, de leur côté, semblent immunisés contre ce développement ; après tout, l’évaluation d’un dysfonctionnement qui se rapporte au corps (somatique) nécessitera toujours le toucher. »

Telle est l’opinion exprimée par François Lalonde, ostéopathe canadien, dans un article paru le 1er décembre 2012 dans le JAOA (The Journal of the American Osteopathic Association), en réponse à une communication de Mitchell L. Elkiss (Docteur en Ostéopathie) et John A. Jerome (PhD), datée de mars 2012 et intitulée « Le toucher – Plus qu’une science fondamentale », qui montre « le pouvoir du toucher dans les traitements ostéopathiques au travers du système musculo-squelettiques, immunitaires, nerveux  et endocriniens (système MINE). »

« Psychologiquement », décrivent Elkiss et Jerome, « le toucher aide à l’interaction entre le verbal et la palpation, en d’autres termes, entre le diagnostic et la thérapeutique. (…) Toucher quelqu’un lors de l’examen et du traitement, c’est aussi être touché en retour. Cette action bidirectionnelle et réciproque, permet d’établir une relation à la fois profonde et puissante qui ajoute du sens à l’expérience patient-praticien. (…) Ce qui commence comme un examen palpatoire devient rapidement une conversation tactile, pendant laquelle le patient prend conscience de lui-même et des obstacles structurels ou de mouvements. Ces derniers peuvent causer ou être causés par un dysfonctionnement du tissu conjonctif, des structures vasculaires ou neurologiques, etc. Le toucher, avec ses propriétés uniques peut aider à ouvrir la guérison d’un patient dont la maladie est amplifiée par le stress et des dérégulations du système MINE.  »

Ainsi donc le toucher, exemple de communication empathique, lié à la parole, autre forme de communication empathique en facilitant l’intégration du soma (qui concerne le corps) et du psyché (qui touche à l’esprit) favorise « l’émergence d’un processus de guérison. »

Les principes de base présentés par les 2 auteurs dans cet article sont destinés à sensibiliser et encourager les praticiens ostéopathes afin qu’ils utilisent leur toucher professionnel « expert » pour traiter leurs patients.

Lalonde ajoute que « le comportement du praticien contribue également énormément à la relation avec le patient. Ainsi, le praticien se doit d’être positif et calme car le toucher d’un médecin peut induire du stress comme il peut favoriser la guérison. Une bonne attitude, chaleureuse et détendue optimise traitement et guérison. Peut-être est-ce cette attitude qui définit la différence ostéopathique ? »

« Jour après jour, décrit-il, je ressens mon toucher s’insinuant dans les différentes couches du corps de mon patient, (…) et quand je suspecte que quelque chose ne va pas (autre que le dysfonctionnement somatique) chez mon patient, je le renvoie immédiatement vers un médecin allopathique pour un examen physique complet, qui peut inclure IRM ou radios complémentaires. »

« Il est important de préserver le toucher, ce joyau que l’on peut définir pour l’ostéopathie et la médecine ostéopathique comme la pierre angulaire de la qualité et de la spécificité dans la relation patient-praticien. »

 

Mot des rédacteurs

 Intéressante, cette étude documentée met l’accent non seulement sur l’importance mais aussi sur la raison d’être du toucher, caractéristique essentielle et fondamentale de la pratique de ostéopathique.

Nos mains et le toucher sont les uniques outils de l’ostéopathe. Ces outils permettent un examen thérapeutique pointu et sensible, sans médiation. Les nombreuses informations captées au travers de cet outil sont essentielles pour poser un bon diagnostic et pour mieux cibler autant la prévention d’une pathologie que les traitements induits.

 

L’ostéopathie s’inscrit comme une médecine traditionnelle occidentale qui, comme le précise le ministre de la santé Chen Zu (http://www.larecherche.fr/idees/entretien-du-mois/chine-s-appuie-deux-medecines-chinoise-occidentale-01-10-2012-91740), « converge avec la médecine occidentale classique et moderne vers un même but, soigner les patients ».

 

LE SAVIEZ VOUS ? 

Physiologie :

La peau glabre de la main où paume de main est une partie du corps ayant la plus grande quantité de récepteurs sensitifs. Ceci nous permet une discrimination rapide et efficace lors d’un toucher fin ou plus grossier. Nos mains nous permettent une restitution précise dans notre cerveau, de ce que l’on tient. Elles donnent des informations sur la forme, la structure et les vibrations d’un objet.

Ce sont ces mêmes mains affinées, qui vont permettre à l’ostéopathe de connaître plus ou moins précisément la zone restreinte en mobilité.

 

L’ACTU DU CABINET

Nous sommes heureux de vous annoncer l’ouverture de notre cabinet d’ostéopathie au 14 rue Vulpian dans le 13ème arrondissement de Paris.

A cet effet nous vous proposons quelques photos de la salle d’attente et ainsi que du cabinet sur notre page facebook :

https://www.facebook.com/OsteopatheParis13eme

 

Vous pouvez nous joindre ou prendre rendez-vous au 01.47.07.02.87 du lundi au samedi, de 8h à 22h où sur notre site internet http://www.osteoparis13.com.

 

Merci de nous suivre sur les réseaux sociaux et d’accorder de l’intérêt à nos différents projets.

Nous prenons votre intérêt comme un encouragement confortant notre ambition de réussite.

 

A très bientôt

Eytan et Jean-Jacques

 


[1] Touch—More Than a Basic Science – François Lalonde, DOMP, MSc, http://www.jaoa.org/content/112/12/769.2.short?rss=1

 

Pour retrouver l’article en format pdf : Newsletter Février 2013